• DES VINS PRODUITS EN MAURIENNE

Nos vins d’excellence produits en Maurienne

Vin blanc
«Moraine blanche»


Ce vin fermente sur des lies très fines grâce à un débourbage sévère. Il est mis en bouteille dans les dix mois qui suivent la vendange. Vin d’une couleur soutenue, teinte or pâle, bouche nerveuse et tonique, adoucie par la présence de sucre. L’expression gourmande riche en fruit est soutenue par des notes beurrées et briochées. 21€ la bouteille (18 par carton de 6)

Vin rouge
«Prince de Babylone»


Notre vin rouge est élevé un an en barrique et une année supplémentaire en bouteille. Prêt à être consommé immédiatement, il a également une bonne aptitude au vieillissement (notre plus vieux millésime 2010, démontre une excellente tenue à la dégustation). Vin d’une couleur soutenue avec une robe rubis sombre et des reflets violet. Le nez est d’une expression friande où se retrouve des arômes kirschés et épicées auquels se mêlent le laurier et le girofle. La bouche rythmée par le grain minéral et charpenté se laisse attendrir par la sucrosité.

25€ la bouteille (22 par carton de 6)

Vin rouge
«Bonne Nouvelle»


En dégustation ce vin est d’une couleur soutenue, d’une robe rubis et de reflet fauve. Approche fumée, expression fruit réducteur, notes épicées et végétales.

Bouche charnue, fruit vert, structure rustique, tanin vert et réactif.

40€ la bouteille de 75cl

Notre projet

Réintroduction de la vigne en 2007, avec l’aide précieuse de  Philippe et Michel GRISARD, des vignerons connus en Savoie. Le projet vigne initié sous l’association Solid’Art à l’époque vise la production de vins de qualité et faire de cette noble activité un tremplin emploi des personnes en réinsertion professionnelle. Notre éthique sociale, environnementale et patrimoniale sont les 3 raisons d’être de notre production viticole locale.

Les objectifs

–       Contribuer au développement local de la vallée de la Maurienne et à son rayonnement en lui offrant un produit d’excellence.
–       Contribuer à l’insertion professionnelle de personnes en difficultés.
–       Créer du lien social en s’appuyant sur la dimension sociale et festive de la vigne et du vin.
–       Transformer des friches agricoles en terrains cultivés.
–       Produire un vin d’excellence.

Mode de culture

Les Ateliers de Maurienne conduisent leur travail viticole de manière entièrement artisanale, en respectant le cahier des charges de l’agriculture biologique, avec une approche biodynamique (la biodynamie est un mode de culture naturel qui prend en compte l’ensemble des éléments du vivant : la vie dans le ciel, la vie sous la terre…)

Lorsque le projet a commencé, tous ces terrains étaient en forêt et en friche. Le terrain a été travaillé sans mécanisation, seulement à l’énergie humaine (et parfois animale) pour couper les arbres à la hache, dessoucher et ameublir le terrain à la pioche, extraire les petits roches à la pioche et à la barre-à-mine. Des moyens mécaniques ont été utilisé pour le défrichage de Vin’Alp à St Julien Montdenis les années suivantes.

Les secteurs

Hermillon

Ces vignes n’ont pas été plantées n’importe où. L’idée  n’était pas de créer un grand vignoble pour produire beaucoup de vin mais plutôt d’implanter des vignes dans des endroits emblématiques pour faire un peu de vin, mais un vin de grande qualité.
Une première parcelle a donc été plantée à Hermillon en 2008, un des hauts lieux de la viticulture en Maurienne. Elle a été vendangée pour la première fois en 2010 (il faut trois feuilles, donc environ 2 ans et demi, pour que les plants donnent des fruits). Depuis, d’autres parcelles ont été plantées à Hermillon, puis à St Julien Montdenis en 2010 et à St Jean de Maurienne aux lieux-dits « Bonne Nouvelle » et « Princens ».

St Julien Montdenis

St Julien Montdenis était la capitale de la viticulture en Maurienne avec près de 250 ha de vignes qui étaient travaillées par des gens qui venaient d’une vingtaine de communes de la vallée. Il y a d’ailleurs un peu plus haut, plusieurs maisons de vignes qui servaient à abriter les habitants de Beaune, de Valmeinier ou de Valloire, villages de montagne, lorsqu’ils descendaient travailler leurs vignes.

Bonne Nouvelle et Princens

Un troisième vignoble a été planté à St Jean de Maurienne, près de la chapelle de Bonne Nouvelle, au lieu dit “Princens” (qui a donné le mot « Persan », le fameux cépage mauriennais). C’est le fief historique de ce cépage

Le vin de Maurienne

Certains rient lorsqu’on dit qu’on faisait du très bon vin en Maurienne mais il faut savoir que la vallée offre des conditions extrêmement favorables, tant d’un point de vue climatique que géologique, pour la viticulture et on peut penser que si l’industrie ne s’était pas installé dans notre vallée, elle serait devenue un haut lieu de la viticulture alpine. Il faut se rappeler que jusqu’au 19ème siècle, avant la crise du phyloxera, on trouvait en Maurienne près de 2000 ha de vigne, autant que dans les deux Savoie aujourd’hui réunies et c’est sur le coteau de Princens, à St Jean de Maurienne, que l’on faisait le meilleur vin de Savoie jusqu’au début du 20ème siècle.

Petite histoire de la vigne en Maurienne...

Le vignoble de Maurienne, autour de St Jean de Maurienne, a eu son heure de gloire jusqu’à la fin du 19ème siècle. Cette notoriété s’appuyait essentiellement sur un cépage local, « le Persan », appelé aussi « La Bécuette » en patois local, capable de produire un vin très original que les experts comparaient facilement aux grands Bourgogne. La viticulture tint une place importante dans la vie économique et sociale de la Maurienne jusque dans les années 1950.

La Maurienne a compté jusqu’à 2000 ha de vigne (autant que la Savoie aujourd’hui). La seule commune de St Julien Montdenis possédait 250 ha de vigne cultivés par des habitants d’une vingtaine de communes de la vallée. Deux cépages emblématiques y étaient travaillés : Le Persan ou Princens et le Blanc de Maurienne. 4 vignobles y étaient réputés, donnant les meilleurs vins : Hermillon / Le Chatel, St Julien Montdenis, la Casse (St Martin la Porte) et le coteau de Bonne Nouvelle (St Jean de Maurienne)

La vigne a par la suite disparu avec :

–      le phyloxera à la fin du 19ème,
–      l’industrialisation, qui a consommé la main d’œuvre et dont la pollution a tué les vignes,
–      les primes à l’arrachage offertes par l’industriel Péchiney qui préférait payer une bonne fois pour toutes plutôt que d’avoir à indemniser les vignerons tout au long de leur vie.

Génèse du projet

2006 : Après avoir appris que les frères Grisard, vignerons et ampélographes passionnés, avaient sauvegardé les deux cépages emblématiques de la Maurienne (Le Persan ou Princens et le Blanc de Maurienne), il a ét a proposé à l’association de lancer un projet de réintroduction de ces deux cépages en Maurienne.
2007 : Montage du dossier. Accueil très favorable des collectivités territoriales.
2008 : Défrichage et plantation d’une première parcelle de Persan à Hermillon.
2009 : Défrichage et plantation d’une seconde parcelle de Blanc à Hermillon (Blanc de Maurienne, Altesse, Mondeuse Blanche, Chasselas).
Démarrage du défrichage à St Julien Montdenis.
2010 : Poursuite du défrichage et nouvelles plantations de vignes.
Premières vendanges et première fête des vendanges à Hermillon (voir le compte-rendu de l’œnologue Olivier Turlais à propos de ce vin).
2011 : Défrichage et plantation de Persan à côté de la chapelle de Bonne Nouvelle à St Jean de Maurienne. C’est le berceau historique du Persan ou Princens. C’est ici que se produisait le meilleur vin de Savoie jusqu’au début du 20ème siècle.
2ème fête des vendanges à Hermillon.
Lancement de l’opération Vin’Alp (voir ci-dessous).
2012 : Premières vendanges à St Julien Montdenis. Première fête des vendanges à St Julien Montdenis.

Vin’Alp

Le centre d’Ampélographie alpine « Pierre Galet » basé à Montmélian et présidé par Michel Grisard avait le projet de créer un vignoble collection et conservatoire de tous les cépages de l’Arc Alpin (129 recensés à ce jour, environ 200 cépages existants). Toutefois, ils ne trouvaient pas de terrains et d’exploitant acceptant de conduire ce grand projet. Il leur a donc été proposé de l’installer en Maurienne et de l’inscrire dans le cadre des activités de l’association.

Dans le même temps, le Conseil Général de la Savoie avait rejoint l’ambition du centre d’ampélographie de faire inscrire au patrimoine immatériel de l’humanité (UNESCO) le vignoble alpin et savoyard. C’est à partir de cette ambition que le projet Vin’Alp est né. C’est un projet Transfrontalier qui vise à assurer la promotion de la vigne et du vin de Savoie et du Val de Suze. Le projet global représente 1,34 million d’euros.

Une petite partie sera donc consacrée à l’installation en Maurienne de trois conservatoires : le Conservatoire de l’Arc Alpin à St Julien Montdenis, un conservatoire variétal de Persan sur le coteau de Bonne Nouvelle à St Jean de Maurienne et un conservatoire d’urgence à St Julien Montdenis pour sauvegarder toutes les variétés en voie d’extinction.

Le Conseil Général de la Savoie est allé chercher des fonds européens transfrontalier pour monter ce projet (Alcotra). Le Conseil Général est relayé sur le terrain par la communauté de communes Cœur de Maurienne – Arvan qui est le porteur de Vin’Alp en Maurienne.
L’association a été choisie comme prestataire par la communauté de communes pour conduire ce projet (préparation des terrains, plantation, conduite de la vigne, vinifications, animation du site…).

L’objectif est que ces sites, en particulier celui de St Julien Montdenis, deviennent des sites culturels et oenotouristiques, que l’on puisse y découvrir tous les cépages et modes de cultures des vignes dans les Alpes et que l’on puisse déguster les meilleurs de ces vins.